Il existe une multitude de contrats futures selon le sous-jacent mais ils présentent tous les mêmes caractéristiques :
-Le lieu de négociation : les futures sont des contrats standardisés négociés sur un marché organisé.
-Le sous-jacent : ces contrats portent tous sur un sou-jacent qui est l’ actif à livrer ou à acheter à terme. Quand il s’agit d’une matière première (blé, pétrole, métaux ferreux ou non-ferreux…), la qualité peut être variable selon les disponibilités sur les marchés physiques. C’est pourquoi les autorités en tiennent compte et spécifient dasn les contrats les qualités acceptables pour la livraison avec des ajustements de prix pour tenir compte des différences de qualité. Pour les contrats dont le sous-jacent est un actif financier, le problème ne se pose pas de la même manière. Par exemple sur un contrat portant sur une devise, il n’est pas besoin de spécifier la qualité de la devise. Par contre, lorsque le sous-jacent est une obligation, celle-ci est souvent « notionnelle » , c’est-à-dire fictive, avec des caractéristiques bien précises en termes de durée de vie et de taux de coupon. Cependant, les obligations livrables ne vérifient pas toujours de façon exacte ces conditions. C’est pourquoi, les autorités de marché élaborent une liste d’obligations livrables (appelée mine) ayant une durée de vie résiduelle entre 8,5 et 10 ans au moment de la livraison. Puis des correspondances sont établies entre les différents titres livrables pour ajuster les prix selon le titre choisi par le livreur.
- La taille : elle précise la quantité d’actifs sous-jacents livrables dans un contrat futures. La détermination de la taille des contrats est un facteur important de liquidité. La taille des contrats ne doit ni être trop grande, ni trop petite. En effet, si la quantité à livrer est trop importante, les investisseurs supportant une faible exposition au risque, ne sont pas incités à se couvrir sur le marché alors que les petits spéculateurs disposant d’une ligne de fonds limitée ne pourront pas prendre position. A l’inverse, si la taille est trop petite, le coûtt d’intervention sera le facteur prohibitif dans la mesure où indépendamment de la taille, un coût fixe est supporté par contrat. Cependant, pour mieux s’adapter aux besoins des investisseurs, certains marchés ont initié des contrats dits « mini » tel que lemini Nasdaq100 dont la taille est 5 fois inférieureà celle d’un contrat normal. L’objectif est d’attirer les petits investisseurs et de permettre à ceux qui ont une faible exposition au risque de se couvrir convenablement.
- Le dépôt de garantie : pour éliminer le risque de contrepartie sur ce type de contrat, il est exigé un dépôt initial de garantie auprès de la chambre de compensation pour prendre position sur un futures. En fonction de la variation des prix du sous-jacent, la chambre de compensation effectuera des appels de marge sur ce dépôt.
- Le mode de cotation : les autorités de marché fournissent des efforts considérables pour que les prix futures soient cotés de la manière la plus compréhensible possible. Par exemple, le contrat futures sur le maïs est coté en USD par boisseau sur le CBOT, alors que celui du pétrole au New York Mercantile Exchange est coté en USD par baril, alors que les contrats sur indices sont cotés en points d’indice avec un équivalent monétaire par point d’indice. La variation minimale du prix qui est appelée " tick ", dépend elle aussi de l’unité de cotation. Par exemple, un tick sur le contrat portant sur le pétrole est égal à 0,01 USD alors qu’il est de 1/32 pour les futures sur obligations du Trésor américains qui sont ux cotés en USD. Notons qu’en Europe, les futures sur les obligations sont cotés comme les obligations, en pourcentage du nominal (100 000 €) avec deux chiffres après la virgule. Le tick est égal à 1 point de base ou 10€. En outre, pour la plupart des contrats, des variations journalières maximales sont fixées par les autorités de marché. Et lorsqu’elles sont atteintes (limit up ou limit down), les transactions cessent jusqu’au lendemain. L’objectif d’une telle limitation est de freiner les trop fortes volatilités des cours liées à une spéculation excessive. Mais il peut arriver que les autorités de marché modifient ces limites et que les cotations reprennent dans la même journée.
- L’échéance et périodes de livraison : chaque contrat futures est établi pour une échéance bien déterminée. Les échéances sont généralement trimestrielles (mars, juin, septembre, décembre pour les devises, et janvier, mars, mai, juillet, septembre, novembre pour les matières premières). Mais elles peuvent être aussi mensuelles voire bimestrielles. La période du mois pendant laquelle la livraison est réalisable est précisée sur le contrat, mais cette période peut aussi porter sur le mois entier.
- Le mode de dénouement ou la livraison : les autorittés spécifient le ou les lieux de livraison si cela est nécessaire (surtout pour les matières premières). Le dénouement peut se faire soit par livraison du sous-jacent. Dans ce cas, du fait des coûts variables de transport, la possibilité de livraison a un effet déterminant sur le prix futures. Quand un investisseur décide de livrrer le sous-jacent, son broker transmet une notice d’intention de livraison, qui stipule le nombre de contrats et le lieu de livraison à la chambre de compensation. Les autorités de marché sélectionnent alors l’acheteur qui prendra livraison. En général, c’est celui qui détient la position longue la plus ancienne. Pour éviter de prendre livraison, l’acheteur d’un contrat doit solder sa position avant le premier jour de la période de livraison. Le dénouement peut aussi se faire en cash (cash settlement) surtout sur les contrats dont le sous-jacent est un indice du fait de la difficulté voire de l’impossibilité de le livrer.
Exemple : le Winefex® est le nouveau contrat futures sur le vin de Bordeaux lancé par Euronext.
Ø Le sous-jacent est du vin de Bordeaux primeur choisi parmi des appellations connues voire prestigieuses (Saint-Estèphe, Margaux, …)
Ø La quantité d'un contrat est fixée à 5 caisses de 12 bouteilles de 75cl
Ø La cotation est exprimée en Euro par bouteille
Ø La variation minimale du cours est de 0.1 Euro par bouteille soit 6 Euro par contrat
Ø Les échéances sont fixées en Novembre, Mars, May, Juillet et Septembre
La liquidation du contrat peut se faire par livraison effective du vin par le vendeur ou bien en cash au prix de clôture de l'échéance.
-Le lieu de négociation : les futures sont des contrats standardisés négociés sur un marché organisé.
-Le sous-jacent : ces contrats portent tous sur un sou-jacent qui est l’ actif à livrer ou à acheter à terme. Quand il s’agit d’une matière première (blé, pétrole, métaux ferreux ou non-ferreux…), la qualité peut être variable selon les disponibilités sur les marchés physiques. C’est pourquoi les autorités en tiennent compte et spécifient dasn les contrats les qualités acceptables pour la livraison avec des ajustements de prix pour tenir compte des différences de qualité. Pour les contrats dont le sous-jacent est un actif financier, le problème ne se pose pas de la même manière. Par exemple sur un contrat portant sur une devise, il n’est pas besoin de spécifier la qualité de la devise. Par contre, lorsque le sous-jacent est une obligation, celle-ci est souvent « notionnelle » , c’est-à-dire fictive, avec des caractéristiques bien précises en termes de durée de vie et de taux de coupon. Cependant, les obligations livrables ne vérifient pas toujours de façon exacte ces conditions. C’est pourquoi, les autorités de marché élaborent une liste d’obligations livrables (appelée mine) ayant une durée de vie résiduelle entre 8,5 et 10 ans au moment de la livraison. Puis des correspondances sont établies entre les différents titres livrables pour ajuster les prix selon le titre choisi par le livreur.
- La taille : elle précise la quantité d’actifs sous-jacents livrables dans un contrat futures. La détermination de la taille des contrats est un facteur important de liquidité. La taille des contrats ne doit ni être trop grande, ni trop petite. En effet, si la quantité à livrer est trop importante, les investisseurs supportant une faible exposition au risque, ne sont pas incités à se couvrir sur le marché alors que les petits spéculateurs disposant d’une ligne de fonds limitée ne pourront pas prendre position. A l’inverse, si la taille est trop petite, le coûtt d’intervention sera le facteur prohibitif dans la mesure où indépendamment de la taille, un coût fixe est supporté par contrat. Cependant, pour mieux s’adapter aux besoins des investisseurs, certains marchés ont initié des contrats dits « mini » tel que lemini Nasdaq100 dont la taille est 5 fois inférieureà celle d’un contrat normal. L’objectif est d’attirer les petits investisseurs et de permettre à ceux qui ont une faible exposition au risque de se couvrir convenablement.
- Le dépôt de garantie : pour éliminer le risque de contrepartie sur ce type de contrat, il est exigé un dépôt initial de garantie auprès de la chambre de compensation pour prendre position sur un futures. En fonction de la variation des prix du sous-jacent, la chambre de compensation effectuera des appels de marge sur ce dépôt.
- Le mode de cotation : les autorités de marché fournissent des efforts considérables pour que les prix futures soient cotés de la manière la plus compréhensible possible. Par exemple, le contrat futures sur le maïs est coté en USD par boisseau sur le CBOT, alors que celui du pétrole au New York Mercantile Exchange est coté en USD par baril, alors que les contrats sur indices sont cotés en points d’indice avec un équivalent monétaire par point d’indice. La variation minimale du prix qui est appelée " tick ", dépend elle aussi de l’unité de cotation. Par exemple, un tick sur le contrat portant sur le pétrole est égal à 0,01 USD alors qu’il est de 1/32 pour les futures sur obligations du Trésor américains qui sont ux cotés en USD. Notons qu’en Europe, les futures sur les obligations sont cotés comme les obligations, en pourcentage du nominal (100 000 €) avec deux chiffres après la virgule. Le tick est égal à 1 point de base ou 10€. En outre, pour la plupart des contrats, des variations journalières maximales sont fixées par les autorités de marché. Et lorsqu’elles sont atteintes (limit up ou limit down), les transactions cessent jusqu’au lendemain. L’objectif d’une telle limitation est de freiner les trop fortes volatilités des cours liées à une spéculation excessive. Mais il peut arriver que les autorités de marché modifient ces limites et que les cotations reprennent dans la même journée.
- L’échéance et périodes de livraison : chaque contrat futures est établi pour une échéance bien déterminée. Les échéances sont généralement trimestrielles (mars, juin, septembre, décembre pour les devises, et janvier, mars, mai, juillet, septembre, novembre pour les matières premières). Mais elles peuvent être aussi mensuelles voire bimestrielles. La période du mois pendant laquelle la livraison est réalisable est précisée sur le contrat, mais cette période peut aussi porter sur le mois entier.
- Le mode de dénouement ou la livraison : les autorittés spécifient le ou les lieux de livraison si cela est nécessaire (surtout pour les matières premières). Le dénouement peut se faire soit par livraison du sous-jacent. Dans ce cas, du fait des coûts variables de transport, la possibilité de livraison a un effet déterminant sur le prix futures. Quand un investisseur décide de livrrer le sous-jacent, son broker transmet une notice d’intention de livraison, qui stipule le nombre de contrats et le lieu de livraison à la chambre de compensation. Les autorités de marché sélectionnent alors l’acheteur qui prendra livraison. En général, c’est celui qui détient la position longue la plus ancienne. Pour éviter de prendre livraison, l’acheteur d’un contrat doit solder sa position avant le premier jour de la période de livraison. Le dénouement peut aussi se faire en cash (cash settlement) surtout sur les contrats dont le sous-jacent est un indice du fait de la difficulté voire de l’impossibilité de le livrer.
Exemple : le Winefex® est le nouveau contrat futures sur le vin de Bordeaux lancé par Euronext.
Ø Le sous-jacent est du vin de Bordeaux primeur choisi parmi des appellations connues voire prestigieuses (Saint-Estèphe, Margaux, …)
Ø La quantité d'un contrat est fixée à 5 caisses de 12 bouteilles de 75cl
Ø La cotation est exprimée en Euro par bouteille
Ø La variation minimale du cours est de 0.1 Euro par bouteille soit 6 Euro par contrat
Ø Les échéances sont fixées en Novembre, Mars, May, Juillet et Septembre
La liquidation du contrat peut se faire par livraison effective du vin par le vendeur ou bien en cash au prix de clôture de l'échéance.
1 commentaire:
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